Douarnenez 2008 en Drascombe Lugger

Douarnenez 2008 en Drascombe Lugger

Nous avons eu la possibilité de participer (pour la sixième fois !)  aux fêtes de DOUARNENEZ  avec notre DRASCOMBE Lugger.

Voici le récit de ce court séjour.

1er jour, de Douarnenez à Brest

jeudi 17 Juillet 2008

Nous sommes arrivés à Douarnenez (1) à 3 heures du matin.
Après 2 heures de sommeil (enfin presque) dans la voiture, nous avons mis à l’eau sur notre cale favorite au fond de Port Rhu (2).

A 5h30, j’arrive à la porte de sortie… Horreur, ils n’ouvrent pas !!!
Nous relevons tout et passons entre les piles du pont; ouf il y a plus de 30 cm d’eau ! Notre navigation vers Brest (3) est sauvée.

Nous trouvons une place à couple à Tréboul (4) et partons prendre un café puis planter la tente.
Retour au bateau avec le pique-nique, les cirés et les bottes (on n’est plus dans le sud !).

Navigation superbe à la rencontre de la flotte de Brest (à contresens, on les croise tous), toujours cette impression de naviguer dans un rêve : une baie superbe, des voiliers magnifiques.

Nous allons prendre notre bouée au Rosmeur (5) et nous inscrire au point équipage.
On sent quand même les restrictions de budget : plus de dîner d’équipage, une bouteille de vin signé Tabarly, nous l’aurions bien nommée « brûlure d’estomac » (nous sommes pourtant des Bordelais aptes à boire autre chose que du Bordeaux), un couvercle de boite de sardines (mais où sont les sardines), une boite de pâté Hénaff (il faudrait demander à Lou Gascoun de devenir sponsor) et un magnifique pavillon de DZ 08, rouge cette année, et portant la mention «pâté à bord !».
Pâté toi-même… non mais !

Le Rosmeur est, comme toujours, magnifique avec tous ces voiliers avec leur grand pavois.
La fête commence.

2ème jour

Vendredi.

J’ai un rendez-vous professionnel au port de Brest pour assister au chargement de palettes de vin sur un voilier centenaire en partance pour l’Irlande. C’est une idée superbe et un projet enthousiasmant que je ne développe pas car cela nous éloigne de notre sujet initial.

Nous allons visiter une île superbe entre Brest et Douarnenez puis revenons au Rosmeur pour déguster un excellent jarret de port grillé avec un bon cidre (le meilleur choix culinaire de la fête).
Petite déception concernant les kouign-amanns : ils ne les font plus cuire sur place. Plus possible de les déguster sortis du four.

3ème jour

Samedi.

Journée sur l’eau, toujours la magie de cette baie. La mer respire, le vent est là, tout est parfait (à force de naviguer sur mon lac à marée, j’avais fini par oublier ce qu’était la houle).

4ème dernier jour

Dimanche.

Bis repetita. On est sur l’eau et c’est toujours trop beau.
A la marée du soir, nous sortons notre Drascombe de l’eau et taillons la route, cap au Sud-ouest.

En conclusion

Une fête de bateaux… C’est sur l’eau que cela se passe.
A terre, les équipages des voiliers chantaient peu (c’est un excellent baromètre de satisfaction des équipages), les saucisses/frites étaient trop présentes, et les associations et chantiers pas assez.

Allez amis Douarnenistes, un grand Merci pour votre accueil et votre gentillesse.
En fait, (au risque de vous rendre orgueilleux), on vous croit quand vous nous dites que votre baie est la plus belle du monde !

D’Eric Rouxel, Drascombe Lugger « ICTHUS », septembre 2008

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  1. Les cadeaux… Tout d »abord, merci pour ce reportage et la photo du site. Cela m »a permis d »avoir une photo de mon bateau ( ne cherche pas à savoir lequel : c »est un point minuscule, sur une bouée de mouillage !)
    Tu dis que les équipages qui chantent est un bon baromètre de satisfaction. Celui des discussions sans fin, sur la valeur des cadeaux, en est un autre.
    C »est vrai qu »il y a des restrictions de budget, mais peut-être sont-elles nécéssaire : le Port-musée a peut-être coulé pour ne pas avoir effectué ces restrictions à temps.
    Peut-être avons nous été trop gatés lors des décénnies précédentes, lorsque les organisateurs avaient « crédit illimité ».
    A présent, le principal sujet de conversation dans les médias locaux, et dans les repas de familles finistériens, après ces fêtes, c »est : »Le budget a-t-il été équilibré ? Nos impôts locaux vont-ils devoir éponger le déficit ? »
    Bon c »est sûr que le repas des équipages c »était pas mal. Mais j »ai bien aimé aussi les rencontres de chaque soir (avec ou sans sandwich, selon l »heure d »arrivée !)

  2. Christophe, je suis tout à fait d’accord avec toi et mon histoire de cadeau n’est qu’une mauvaise plaisanterie.
    Ce que je voulais dire, était que s’il n’y avait pas la même magie à terre que durant d’autres années (où nous étions peut-être trop gâtés !) la magie sur l’eau reste intact et c’est vraiment le principal. Et puis nous sommes toujours ébahis par la gentillesse et la simplicité des Douarnenistes (et cela vaut mieux que tous les pâtés !). Nous, on reviendra.

    Eric ROUXEL
    http://lady.cachalot.over-blog.com

  3. Portrait Un dernier commentaire : la photo de la bisquine vent arrière, est superbe : un vrai « portrait de bateau ».

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