La reconstruction

La reconstruction

This entry is part 2 of 4 in the series Transformation d'un vieux canot en vieux gréement

La reconstruction peut maintenant commencer.
J’ai décidé de faire comme d’habitude : c’est à dire que je vais tout faire, d’abord, en carton de machine à laver (je suis client des deux revendeurs de la commune …).
Ainsi, si on n’est pas sûr de soi, on fait un premier jet que l’on peut modifier, si besoin.

Je commence par placer la dérive .

En plaçant le coffrage en carton dans la coque, je m’aperçois qu’il y a une fente, juste à cet emplacement. Je ne l’avais pas remarqué car il a été bouché grossièrement avec de la fibre. Cette coque avait donc été conçue comme un voilier .

Ensuite je place les différentes cloisons : un coffre à l’arrière, des bancs latéraux, un bridge-deck .

Là, je triche un peu sur l’emplacement de la dérive. je la recule un peu, pour avoir une couchette de 1,75 m, sous le futur roof .

Quand tout a été réalisé en contre-plaqué, et bien collé (parfois avec un renfort fibre-polyester, parfois à la PPU, majoritairement au Sicaflex), l’arrière a retrouvé une bonne part de sa rigidité .

Pour donner au tableau arrière une forme de coeur, la meuleuse est ressortie, et je taille deux longs triangles étroits dans le polyester. Puis je referme le tableau à l’aide de sangles à cliquet. Le tableau et les plat-bords sont ensuite tenus par de forts violons en bois exotique.

Pour finir le coeur du tableau, je fixe un morceau de bois par dessus, après avoir, au préalable, découpé le trou de godille .

Je passe ensuite à l’avant.

Sur le reste de pontage arrière que j’ai conservé, je place verticalement un morceau de bastaing qui fera l’étrave .

Ensuite je colle, de chaque côté, l’espèce de faux clin qui va permettre d’obtenir une tonture harmonieuse .

Il faut passer maintenant à la modification du bas de l’étrave, pour la rendre droite . Pour ce faire, je vais travailler coque retournée .

J’ai choisi de faire comme sur les planches à voile de construction amateur des années 80 : une âme en contre-plaqué qui donne la forme, on mousse à la bombe polyuréthane autour, et on finit en lissant avec une longue scie égoïne . Ensuite on peut mettre la peau de fibre et de polyester.

 

Quand tout a séché, je suis assez content du résultat : même à l’envers la coque a repris une forme de canot traditionnel . On peut donc la retourner, je suis impatient de voir ce que cela donne coque dans le bon sens .

Et là, stupeur ! C’est complètement raté ! Je n’ai pas envoyé mon moussage assez loin . Mon embryon d’étrave ressemble au bulbe d’étrave d’un pétrolier ! Le coup d’oeil, coque dans un sens ou dans l’autre, est très différent .

Bon ! Il faut s’y remettre ! Mais cette fois je vais placer des fausses lisses que me donneront une indication sur : jusqu’où mousser, et sur quelle épaisseur.

Les filles viennent voir de plus près cette coque qui change souvent de côté, mais ne font pas plus de commentaires que d’habitude …

Le deuxième essai est le bon, et, après mastiquage, on peut dire que la partie coque est terminée.

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