Premières sorties sérieuses en Scarab 22 à gréement Montaubin

Premières sorties sérieuses en Scarab 22 à gréement Montaubin

J’avais profité d’un petit pont au 14 juillet pour descendre à Lacanau et amener le Toyota chez un mécano de l’autre côté de Bordeaux, pour le préparer à avoir le contrôle technique. Le garagiste m’ayant bien affirmé qu’il serait prêt pour le dernier samedi de juillet, car il fermait son garage dès début août.

Bref, deux jours avant, il m’appelle pour me dire qu’il n’a pas toutes les pièces (freins arrière surtout) et que je n’aurais pas le Toy… Petit coup de stress car j’avais prévu d’aller à La Rochelle. Je trouve, au cas où, une solution de rechange avec le Land Rover de mon voisin…
Finalement, le vendredi, il me dit qu’il a les pièces, et qu’il a rendez-vous le samedi matin pour le contrôle technique…

Au retour à Lacanau, j’essaye de faire fonctionner tant bien que mal les feux de la remorque… Rien ne marche… (en plus le Toyota est en 24 V…).

La Rochelle, premières sorties en vraie « mer »

Après quelques jours passés sur le lac pour valider et tester quelques solutions nouvelles (enrouleurs avant, mode de fixation du whisbone du tape-cul, étanchéité du puits de dérive…), on part le lundi à La Rochelle avec mon fils Alban. Nous avons rendez-vous à midi avec un neveu (qui se marie le samedi qui suit) pour l’emmener sur le bateau.

En fait, je compte beaucoup sur lui pour me montrer le port, et comment il faut en sortir et en rentrer.
La veille, nous avions réussi à faire démarrer (avec difficulté) le moteur que j’avais acheté d’occasion un an avant, et que je n’avais jamais testé (erreur, je sais)…

Une fois le bateau à l’eau dans le port (beaucoup de curieux pour voir cette « libellule » étendre ses bras !), le moteur démarre avec un mal fou, car il est hors de question de manœuvrer à la voile dans le port des Minimes !
Les « allées » entre les pontons ne sont pas bien larges, et je fais quand même plus de 5 m de large ! Le vent souffle dans le port de façon désordonnée et les bateaux amarrés sont trop beaux pour être heurtés !

Bref, nous arrivons à sortir sans encombres, et un joyeux clapot soulevé par un vent soutenu nous attend à la sortie du port… Le tout dans un va-et-vient de plein de bateaux de tous types : dériveurs en école de voile, zodiacs d’accompagnement, petit chalutier, plaisanciers qui entrent et sortent, vedettes des touristes qui vont voir les îles…
Bref, d’entrée de jeu, il faut faire du près, virer près ou autour des balises, et ne pas se rapprocher trop des bords du chenal… Tout se passe bien, et on se paye même le luxe d’un petit 12 noeuds par vent de travers…

Les « vagues » existantes soulèvent le Scarab, et je suis bien content d’avoir installé la ligne de vie et cousu des sangles avec un mousqueton qui relient les gilets à cette sangle. Nous nous posons même pas la question s’il faut mettre les gilets…

Bref, après 2 à 3 bonnes heures de navigation, nous rentrons, contents de cette sortie et du comportement du bateau, qui n’enfourne pas trop, mais qui secoue quand même un peu ! (je ne resterais pas longtemps dans la cabine si besoin !)…

Au retour dans le port, le moteur ayant démarré, il cale au milieu de deux pontons… On essaye de manœuvrer avec la voile arrière (le tape-cul) qui était restée à poste, mais nous dérivons vers un superbe 40 pieds… Que j’évite à la main…
Bref, on amarre vite fait au bout d’un ponton. C’est pas si facile… car je n’ai pas les filets entre les bras. Alban a donc fait l’équilibriste pour aller sauter sur le ponton et attraper un bout…

On hèle une petite vedette à moteur, qui veut bien nous tirer à la cale de mise à l’eau, mais c’est son premier jour seul, il vient d’avoir son permis !
Bon exercice pour lui, aidé par les conseils de deux types d’un chantier (?) qui finissaient la mise en œuvre d’un gros mono… Et qui ont vite compris que sans leur aide, on risquait d’aller atterrir sur eux…

Bref, je sors le bateau de l’eau et je suis convaincu de la nécessité d’avoir un moteur fiable. Mon neveu me présente son ami, qui tient le ship juste à côté, je complète mon accastillage et équipement de sécurité,( — à ce propos, un problème que j’ai encore… j’avais acheté sur les bons conseils de certains d’entre vous, des gilets à gonflage manuel… ces gilets abordent un label « conforme à la norme xxx », et le ship me dit qu’il ne sont pas réglementaires, car il faut des gilets a gonflage automatique (car si on tombe en étant assommé…). Un avis sur ce point?–) et prends rendez-vous avec lui le lendemain pour acheter un moteur neuf. Je remplace donc mon Evinrude 2 tps 4cv bicylindre arbre court très léger par un mercury monocylindre 4tps de 3,5 cv arbre long, beaucoup plus lourd et volumineux. Un peu de mal pour l’installer sur la chaise que j’avais faite pour l’Evinrude, mais il tient. On ne peut le remonter complètement hors de l’eau et il traînera un bout d’hélice dans l’eau par la suite.

Le lendemain, la marée nous permet de mettre à l’eau vers 14h. Nous avons donc eu le temps de faire nos achats, de déjeuner, de retrouver un autre ami, marin chevronné, qui va pourvoir me donner beaucoup d’autres conseils.

On embarque. Le moteur démarre au premier coup de « ficelle » et on part… Le vent est beaucoup plus faible, il n’y a plus de clapot. Seules les écoles de voile « suisses » viennent virer devant notre étrave…
On s’éloigne, on passe le phare du bout du monde, et on pique au sud pour échapper à tous ces dériveurs.


On vise le fort Boyard et on y arrive après avoir longé l’île d’Aix. Le vent tourne légèrement et on est encore au près, même en virant vers le fort… Bref, on arrive à faire le tour du fort et on remonte vers le nord pour revenir.
Au passage, on s’aperçoit que l’on « double » tous les autres bateaux… Vent faible (Force 1 environ), et on marche à 5-6 noeuds en permanence.

Je suis surpris de voir que ma dérive remonte parfois alors qu’elle ne touche rien du tout ! C’est assez embêtant car pour la redescendre, il faut alléger les efforts latéraux et se mettre presque face au vent !
C’est un point à vérifier, car cela ne me l’avait jamais fait. D’autre part, je n’ai pas l’impression de perdre beaucoup de cap si elle remonte… Donc point à creuser.

En trois heures de navigation, nous avons fait l’aller-retour vers le fort Boyard. Pas de problème pour l’entrée dans le port, ni la sortie de l’eau, sauf un petit point technique… Impossible de soulager sa vessie sur le bateau ! Comme il n’y a pas de hauban, on ne peut se tenir debout pour le faire ! La solution sera une bouteille vide…

Mon ami a vite compris comment marchait ce gréement, et on a amélioré la technique du virement.
En fait, je faisais deux erreurs : barre poussée trop fortement, et voile arrière gardée bordée.

La technique devient un poil plus évoluée, mais imparable : On vire en poussant « normalement » la barre, et le barreur qui se positionne en arrière du bras de liaison choque le tape-cul (en fait la voile arrière faisait un contre couple empêchant le bateau de virer).
En la choquant, on laisse seule la voile d’avant (la misaine) agir sur le bateau. L’équipier garde la voile avant (misaine) à contre, et maintien l’autre écoute bien tendue. Au fur et à mesure que le bateau vire (voile d’avant à contre au début), on l’amène sur l’autre amure progressivement, sans que la voile avant ne fasseye. Le bateau vire alors sans s’arrêter de manière progressive.
Le barreur reborde la voile arrière dès que le bateau a repris de la vitesse.(Pour mieux comprendre, j’ai deux voiles sur fourreau, chacune sur un mât auto-porté en carbone, le mât avant étant très en « avant », la misaine (voile d’avant) fait environ 15 m² et 9 pour le tape-cul qui, elle, est tenue aussi par un whisbone.

Retour le soir sur l’autoroute avec un Toyota qui n’éclairait pas trop devant, et rien à l’arrière de la remorque ! (Depuis, c’est réparé… ne vous inquiétez pas).

Bref, on est bien arrivé à Lacanau, bien fatigués, mais avec des envies nouvelles !

Sur le lac de Lacanau

Bon… fort de cette nouvelle expérience nous mettons au point la technique des virements sur le lac de Lacanau.
Et après avoir acheté une nouvelle chaise moteur et l’avoir installée, je voulais faire des essais. Ces chaises moteurs en fait ne sont pas bien prévues pour être installées sur le bras de liaison! Elle est trop haute dans sa configuration de base. J’ai du inverser tous les bras pour que cela fonctionne, mais du coup, le mécanisme « cranté » pour immobiliser la chaise en position se retrouve à l’envers et en bas… Pas très pratique pour le manœuvrer, mais cela marche.
J’améliorerais cela plus tard… là, je pare au plus pressé.

Petite anecdote sur le lac, ces essais moteur m’ont valu d’être accosté par la police du lac qui est venue voir si j’avais acquitté la redevance car j’ai un « bateau cabine à moteur! »… bon 20 euros… C’est pas cher…

 

Mercredi 25 août dernier, il y avait du vent assez fort, Force 4-5 environ, et nous nous sommes bien régalés sur le lac… Une pointe à 16 nœuds, et des vitesses en permanence à plus de 14 nœuds ! Le bateau vire bien. J’ai gardé quasiment toute la voile dehors, mais le mât avant se cintre beaucoup à mon goût.
Cela restera une limite à mon sens car à ces allures, il mouille énormément, et des paquets d’eau tapent le bras avant et le bras arrière.

En réduisant la voile avant (par enroulage), les contraintes sur le mât sont nettement moins fortes mais le bateau ne vire plus. Il faut empanner, ce qui est beaucoup plus simple. On perd aussi un peu de cap au près, mais cela reste acceptable.

Conclusion

Petites morales pour les « débutants » qui veulent aller en mer…

  • un véhicule avec le contrôle technique fait…
  • une remorque avec des feux qui marchent…(ces deux détails ne sont pas à négliger car j’ai voulu faire « vite », j’ai priorisé le bateau et pas le reste… et du coup j’ai failli perdre beaucoup plus de temps que prévu !)
  • la prochaine fois, je nettoierai le bateau qui était très sale… j’en avais honte.
  • un moteur fiable (j’ai bien vu que dans un port, ou dans des circonstances délicates, il faut pouvoir compter sur son moteur)… L’acheter sur le quai, comme je l’ai fait, ce n’est pas un optimum économique… Donc ne pas faire l’impasse dessus.
  • l’importance des marées… (je sais, la plupart d’entre vous sont bretons ou normands, donc je parle dans le vide…) mais en venant de l’univers « lac », on a beau savoir que cela existe…. il faut le voir, car on a dû attendre qu’il y ait assez d’eau à la cale pour mettre à l’eau ! Pour plagier un titre d’un livre connu, « la voile c’est con, il faut du vent, mais de l’eau aussi » !!!

Louis, septembre 2010

 

Cet article a 0 commentaires

  1. Il marche bien ce scarab !

    Je suis impressionné par les vitesses que tu arrives à atteindre avec ton gréement original ! On ne fait guère mieux avec nos GV à corne…

    Pour les toilettes à bord, l'écope peut s'avérer très pratique (pour les males surtout).

    La dérive qui remonte… peut être as tu touché des algues ?

    Pour le virement de bord, même pour nous qui n'avons pas d'artimon, il est préférable de choquer la GV pour éviter qu'elle empeche le bateau d'abattre après avoir viré….

  2. louis33

    limites

    oui moi aussi, et j'avais envie de connaitre les limites de mon bateau. En fait je crois que la limite n'est pas liée au mât comme je le pensais, mais à l'architecture du bateau. Les bras sont assez bas et sur mes essais sur le lac, avec seulement les vagues du clapot, on tapait beaucoup dans les deux bras, sans compter la douche permanente due à la remontée de l'eau le long de coque au vent et qui "explose" sur le bras avant arrosant tout le cokpit.

    Dans d'autres conditions, en mer par exemple j'imagine bien que les vagues vont me calmer rapidement!

    En tous les cas, ce qui est rassurant c'est que par vent fort, même toute voile dehors, il reste très sain, le mât en se cintrant joue bien son rôle de déversoir. Il a suffit de rouler partiellement la voile pour que tout redevienne normal.

    1. poutres trop basses

      @ Louis33 : je suis étonné que les poutres du Scarab 22 génèrent autant d'embruns car elles ont l'air d'être placées pas mal de centimètres au dessus de l'eau.

      Ils me semble que celles de l'Astus 22 sont à une soixantaine de centimètres et il est rare que la poutre au vent percute une vague. En tout cas, c'est rarement la douche et jamais en dessous de force 5.

      Est-ce parce que les poutres sont rondes ?… 

      J'ai l'impression que la position joue également. La poutre avant de l'Astus 22 est très avancée. Du coup, il n'y a pas de vague d'étrave qui remonte sur elle. j'avais aussi vu cette différence entre l'Astus 14 qui mouillait peu et le Weta qui a sa poutre avant très reculé ce qui fait qu'elle attrape la vague d'étrave et là, bonjour le karcher (mais il faut dire que le phénomène est accentué par le vitesse souvent importante de l'engin

    2. louis33

      poutres trop basses

      concenant la remontée d'eau, ce n'est pas la vague, du moins pas le sommet d'une vague, mais l'eau le long du franc bord qui remonte. Je n'ai pas eu le temps de bien analyser le phénoméne. en plus je n'avais pas mon appareil photo ce jour là… la prochaine fois, promis j'investigue. Olivier Blanc (le canadien qui est l'auteur du scarab blanc de la photo) m'a confirmé que lui aussi trouvait les poutres basses et ce phénoméne de douche… quand j'aurais les filets, cela sera peut être atténué.

      1. Martial.B

        poutres trop basses

        Comment savoir en l absence de comparaison serieuse

        Louis ,avec quel multi compares tu? 

        Parce que faut pas se leurrer plus un bateau vas vite plus ca mouille

        Et ca de 18 a 120 pieds…………………

        Perso je miserai pas trop sur les filets mais sur mon bateau et d autres multis de croisieres

        c est des trampolines entre les poutres qu il te faut!!!!!!!!!

        Quand aux performances  (quel instrumentde mesure) ,eh bien a l heure des GPS integres

        meme dans les telephones je prefferraii des donnes chiffrees en cap et vitesses  certifiees

        GPS 

        Je t avais ecris il y as deux ans au moins en te disant que le greement que tu envisageais 

        ne me seduisait pas trop (moins de vitesse au pres,tanguage,fouettement du mat,poids,

        alourdissement de la structure.etc)

        Mais je ne demande qu a etre convaincu

        Tu m avais predis un poids de 20 kg avec voile pour le grand mat

        De combien ce devis de poids est il enfoncé

        1. louis33

          poutres trop basses

          je ne compare rien!!! je serais bien imprudent de la faire, n'ayant pas de point de comparaison.

          Je dis que mes poutres "à moi" sont sans doute trop basses. je n'ai pas d'avis sur les autres!

          pour la vitesse, il s'agit de celle que j'ai lue sur mon GPS…

          pour le poids total du bateau, le mien pése plus que les 420 kg anoncés par Kendricks… je n'ai jamais réussi à le peser de manière sûre. j'estime son poids (mais avec "tout", voiles, mâts, acastillage, gilets, securité..) au moins à 550 kg.

          Mais chaque mât et voile dessus est vraiment aux alentours de 20-25 kg. On le manipule seul sans pb, en dehors des phénomenes d'inertie. Cela un jour a étonné un type qui me regardait en train de plier le bateau… il m'a vu sortir le mât de son logement et le basculer en AR , puis le prendre sur l'épaule pour aller le mettre le long de la cale de mise à l'eau…

          Sinon, les mâts ne fouettent pas, et ne sont pas des cannes à peche! ils restent bien droits, c'est assez étonnant, juste cintrés qd il y a du vent.

          Promis à la toussaint je peserai réellement chaque mat et voile.

          Et si tu veux réellement voir de visu… viens à Lacanau à la toussaint.

        2. Martial.B

          poutres trop basses

          Merci de ses precisions  Bon un bateau plus lourd c est aussi des poutres plus basses

          il serait interressant que tu puisses comparer en naviguant sur un autre tri

          parce que en general les debutants en multis sont souvent surpris par le cote

          douche…………..Lacanau ,c est pas l envie qui manque mais j habite quand meme a 

          1000 bornes Merci  pour l invit

      2. patrickm

        poutres trop bassesLouis33 :

        à propos de la « douche », suis du même avis que Martial; sur le T23.5, un filet de chaque côté de la poutre à l »étrave, mais la douche tout de même.
        Sous le vent, c »est habituel, au vent, c »est une nouveauté sur ce bateau par rapport au T22, avec le redan de la coque sur lequel la vague éclate.
        La seule protection efficace que j »ai trouvée : Ma petite femme en combinaison sèche qui fait écran. Mais ça, ça ne se trouve chez n »importe quel ship!

        1. redan or not redan

          @Patrickm : c'est marrant, j'avais plutot observé le phénomène inverse entre les Astus et les Magnum. Les premiers mouillent nettement moins car les redans bloquent ou dévient la vague d'étrave.

          Peut être que la vitesse supérieure des tricat fait que le phénomène est différent. En tout cas, comme le dit Martial, les embruns sont la rançon de la vitesse. mais pour avoir naviguer une fois en Astus 22 avec un trampoline démonté, j'ai pu constater leur efficacité à bloquer les embruns… d'où l'idée d'en mettre des triangulaires entre l'étrave et la poutre avant (mais en toile de trampo, pas en filet qui laisse passer les projections d'eau).

      3. déflecteurs sur les poutres

        Farrier a prévu des "auvents" le long des poutres du F22 pour que les embruns qui percutent les poutres soient défléchis vers le bas. Comme quoi ce problème est connu est pris au sérieux, même sur ce modèle dont les poutres m'ont l'air d'être particulièrement hautes.

        [image=35132]

        Quelqu'un aurait-il eu un retour sur l'efficacité de ce système ?

        1. déflecteurs sur les poutresJmarc S. :

          Thierry pourra bientôt répondre à cette question !

          Je suis impressionné par la rapidité et l »extrême qualité de sa construction !!!

          Impressionnant, le garçon !

  • Henri L

    gilet auto-gonflant

    Salut,

    Au sujet du gilet auto-gonflant j'espère que c'est une intox du ship! Ils ont tendance à t'en faire acheter toujours plus, et moi je n'ai acheté que ça!

    Il faut à mon avis mesurer le risque de se faire assommer par sa bôme (qui apparemment est faible avec ton type de gréement), contre le risque de se retrouver sous son bateau qui se retourne avec le gilet qui se gonfle tout seul. Personnellement j'ai choisi, d'autant plus que les gilets manuels sont moins chers!

    Henri

    1. louis33

      gilet auto-gonflant

      je dois vérifier que le gilet a bien le logo "CE". Apres verification dans lex  annexe 240, il faut que le gilet soit "homologué".. donc marqué CE. Je verrai cela à la Toussaint. Mais si tu as des gilets comme les miens (sigma) vérifie les.

    2. Richard

      Un risque à ne pas négliger

      Le risque de se faire assomer par la bôme est réel, je viens d'en faire la triste expérience.

      Lors d'une nave en solitaire, j'étais occupé à accrocher un poisson nageur au bout de ma ligne et j'ai rien vu venir ! Le front éclaté, du sang partout, un vrai carnage . Par chance, si j'ai été sonné par la violence du choc je suis resté conscient et dans le bateau. C'est après coup (c'est le cas de le dire) que je me ,suis posé des questions sur le bien fondé du gilet à déclenchement manuel.

      1. pan dans la tête

        @ Richard : ben dis  donc, il devait violent cet empannage car la bome du hamac est pas bien lourde. Je pense que j'avais la même sur mon Astus 20.1 lorsque je l'ai pris sur la tête lors d'un empannage. Mais le choc n'était pas trop violent à cause de la légèreté de la bome. 

        L'avantage du solitaire en trimaran, c'est que s'il se fait assommer par sa bome, il va probablement  tomber dans son cockpit ou, au pire, sur l'un des trampolines (sauf pour les tri du genre Astus 22.1 et Astus 20.2 où la poutre arrière est avancé et le barreur positionné derrière les trampolines).

        1. Richard

          pan dans la tête

          Jmarc S. :

          Non,  j'ai pas l'impression que c'était le méchant empannage qui te fait craindre pour le grèment. Le coup est venu à l'horizontal, je pense que j'ai pris un pontet du lazy jack ?

          Et puis le front ça saigne abondamment. J'ai commencé par m'éponger avec ce qui me tombait sous la main ( le torchon à vaisselle). Ensuite j'ai cherché une glace pour voir les dégâts. La peau était éclatée verticalement sur 3 cm.

          Dans la pharmacie j'avais des strips mais impossible de les coller sur la plaie encore sanguinolante. J'ai fini par découper une grande bande d'urgoplasme (du large 7cm) qui m'englobait tout le front. Le saignement maîtrisé je suis rentré au port pour fignoler le travail et laver la boucherie à grande eau.

          C'est terminé j'arrête la pêche ( j'aime pas trop ça et j'attrape que des gnons !). 

  • jean-claude Lenoir

    EN 396

    Si un gilet 150N est marqué CE EN 396, il est réglementaire !

    Après c'est une affaire de choix personnel  … assommé par la bôme ou coincé sous le bateau, il y aura toujours un problème potentiel.

    A quand le témoignage d'un malchanceux projeté à l'eau assommé avec un gilet automatique et coincé sous le bateau qui s'est retourné sur lui …. ou d'un autre qui après avoir cabané, ressort en plongeant, gilet pas gonglé  et se fait assommer par le safran qui lui retombe sur la tête  avant qu'il ait tiré la languette manuelle. Comme je suis optimiste, je dirais que les deux s'en sortent, le premier parce que l'eau froide le réveille et qu'il enlève le gilet le temps de se dégager du piège, le second parce que le choc provoque un réflexe de défense, ses bras viennent protéger la tête et comme il tenait la languette en main depuis le début, bingo !

    Juste pour info, pour nous, adultes : déclenchement  manuel + harnais  (et surtout port systématique)

  • louis33

    avis

    mon questionnement était d'un point de vue réglementaire uniquement. Je suis bien content de savoir que mes deux gilets sigma 150 N sont reglementaires. J'avais fait le choix d'une part à cause du prix, et d'autre part pour le coté pratique.. qd je suis sur le lac, on est au début et en fin de nav, dans l'eau pour "lancer" le bateau, le gréer ou autre.. donc un gilet automatique (à sel ou hydrostatique) risque de se gonfler de manière inoportune. Et pas pour palier le risque d'être assomé!

    BIen sûr ce risque existe sur des monocoque plus grand ou autre.

    Pour info, je n'ai pas le risque de la bôme… j'en ai pas… mais rien ne m'interdirait de glisser, de tomber et de m'assomer sur un bras… il y a toujours les mauvais scénarios catastrophe.. je préfére avoir l'approche d'être avec le gilet et la sangle attachée à la ligne de vie, (du moins quand je mets le gilet)

    Louis

  • homologation giletFaut faire attention â l »homologation des gilets qui sont prévus par tranche de poids : c »est pas le même gilet que le capitaine pése 70 ou 110 kgs.

    1. louis33

      homologation gilet

      merci jean marie… de penser à moi.. mais je maigris actuellement… et mes gillets seront valables pour toi aussi, ce sont des 150newtons…

  • louis33

    Angle de remontée au vent et dérive

    Je prolonge mon récit des sorties du scarab… 

    le détail est sur mon site .

    Lors de mes dernières sorties j'ai pu mesurer (avec un raporteur sur l'écran du GPS!) mon angle de remontée au vent. J'arrive à 100-110° bord à bord, sur lac, donc sans clapot. Je pensais que c'était juste passable jusqu'à ce que je lise un post sur HEO de qq un qui dit qu'avec son First 285 il était aussi à ces angles là!!

    Nous ne serions donc pas si ridicules que cela avec nos libellules?

    Et vous? avez vous mesuré cet angle de remontée?

    J'envisage donc quand même d'élargir ma dérive. Un avis sur cette opération? je peux l'élargir d'au moins 15 cm en largeur, soit  presque 30% de surface suplémentaire. Si je le fais cela sera dans un ou deux ans, car j'ai d'autres trucs à faire en attendant, mais j'y pense sérieusement

    1. Angle de remontée au vent et dériveBonjour Louis.
      50°, c »est bien; sans clapot, c »est une chose, mais quel vent, ou plutôt quelle vitesse pour ton test?

      1. louis33

        Angle de remontée au vent et dérive

        le vent n'était pas exceptionnel. on a tout fait à environ 5-6 nds. au près donc.

        à l'aller on était à la même vitesse mais vent dans le dos

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