Raid Croate en cata et kayak-1-Départ de Pakostane

Raid Croate en cata et kayak-1-Départ de Pakostane

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1er jour, la pluie tombe sur Pakostane

Nous sommes le 1er juin 2009. On s’installe sur la plage (de cailloux) pour la préparation des bateaux

La météo n’est pas de la partie, et la répartition des affaires dans les sacs étanches se fait sous une pluie battante, mais rien n’entame notre moral!!!

Pour le chargement du cata, on reprend l’idée validée en Corse, consistant à tendre un filet sur mesure entre les 2 coques, devant la poutre antérieure.
Tout le matériel y est solidement arrimé, ne déséquilibrant en rien le bateau, qui garde toute ses aptitudes à passer les vagues sans enfourner.
Seuls les 2 jerricans d’eau et le «cubi de rosado» restent sur le trampoline.

En milieu d’après-midi, nous sommes enfin prêts, sauf le ciel qui devient de plus en plus menaçant … Et nous oblige donc à patienter encore un peu.

 

Le départ sur l’eau

Finalement, après une bonne averse, les plus gros nuages se dissipent partiellement, laissant place à une grisaille moins inquiétante pour un départ impatient.

Ça y est, on est parti !
Cap au 240° vers la pointe sud de l’île Pašman, puis celle de l’île Zižanj.

Les premiers coups de pagaies sont un peu désordonnés, mais rapidement, on trouve notre rythme.

En virant la pointe sud de l’île Zižanj pour remonter vers le NW, le vent nous permet d’installer la voile qui va nous permettre de nous laisser pousser en douceur tout en longeant l’ile.

Rapidement, le cata nous rattrape, et on en profite pour faire le point sur la situation.

A la recherche d’un lieu de bivouac

L’après midi est déjà bien engagée.
Le vent a un peu forci et il nous faut déjà trouver un endroit pour notre premier bivouac.

On se rapproche de la côte, mais rien à faire, pas moyen de trouver une plage praticable pour débarquer et mettre le cata à l’abri pour la nuit : ici, tout n’est que rocaille tranchante…
Finalement, on décide d’emprunter le débarcadère d’une villa inoccupée.

Test du Kayakite

Pendant que François et Philippe montent leur tente devant la maison, je ne résiste pas à l’envie de sortir mon cerf-volant, surtout que le vent continue à forcir.

Depuis des mois, je m’étais mis en quête d’une solution pour tracter le kayak avec un cerf-volant. Sur les précieux conseils de Thierry Lienhardt, que je remercie au passage, j’ai fait l’acquisition d’un kite 2 lignes à caissons fermés.
Une fois l’aile en l’air, elle se gonfle rapidement et, à la différence des ailes à caissons ouverts, l’air y reste prisonnier, lui permettant ainsi de flotter en cas de chute dans l’eau et de redécoller sans difficulté (Kite de la marque HQ modèle hydra 3,5m).

Après quelques essais à terre, et bien que le vent soit un peu fort, j’arrive (sans difficulté) à convaincre Francis pour notre premier essai sur l’eau en «kayakite» !!!

Pendant que je m’installe à l’avant du kayak, Francis contrôle l’aile, puis vient s’installer à son tour au poste arrière pour diriger le bateau à l’aide du gouvernail.

Le départ est parfait, on file sur l’eau à une vitesse record et, en quelques minutes, on arrive à proximité d’un petit ilot.
Le pari est réussi !!!

Chavirages en chaine

Enfin presque… L’empannage est un peu délicat, je me laisse surprendre par le vent en envoyant l’aile de l’autre coté de la fenêtre un peu trop tôt. L’erreur de pilotage est immédiatement sanctionnée par un dessalage mémorable!!!

Malgré tout, j’arrive à remonter dans le kayak pour faire redécoller le kite.
Forcement, il est plein d’eau et complètement incontrôlable ! Le deuxième dessalage est immédiat !

En nous retournant, je casse le mât du kayak et perds le kite, ayant omis de remettre la ligne de sécu que j’avais dû enlever pour remonter dans l’embarcation…

Vexé par la tournure que prennent les évènements, je pars à la poursuite du cerf-volant à la dérive après avoir chaussé mes palmes, pendant que Francis regagne péniblement l’ile voisine à la nage, en tirant le kayak…

Après une bonne demi-heure d’effort, on se retrouve pour vider l’eau du bateau et repartir… à la rame cette fois (!), transis de froid, mouillés jusqu’à l’os.

Une bonne leçon !!!

A l’abri pour une nuit fraiche

La nuit s’installe, le vent fraichit encore, la pluie arrive et on peine à se réchauffer, malgré une bonne soupe et l’incontournable «rosado».
La situation n’a rien de dramatique mais on cède à la facilité en allant squatter la terrasse couverte de la maison et installer notre tente à l’abri.

De Eric Vincent

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