Ski nautique à la voile

Ski nautique à la voile

La glisse écolo

Amateur de glisse mais peu friand de moteur, l’idée de faire du ski nautique tracté par un voilier me trottait dans la tête depuis quelques temps déjà.
L’expérience a d’ailleurs été tentée à plusieurs reprises avec succès par des pros, avec du matos impressionnant : trimarans de course de 60 pieds, zodiac accompagnateur pour lancer les skieurs (et les récupérer à la fin), hélicoptère pour filmer, …

Et si on essayait avec des moyens plus accessibles ?

Essais préliminaires

Lorsque j’ai acheté mon trimaran Magnum 21, il y a quelques années, avec son grand cockpit et ses promesses de vitesse, je me voyais déjà partir à 4 adultes sillonner la baie de Cannes dans tous les sens, avec l’un de nous en train de slalomer gaiement derrière, enchaînant les surfs dans les vagues et pourquoi pas, s’envoyer un petit saut à l’occasion.
Sur ce coup là, j’étais un tantinet trop optimiste (comme d’hab…).

La première tentative, réalisée en baie de Saint-Tropez par un bon mistral, a vite montré la limite du concept.

Avec 2 personnes à bord par un bon force 5, si la vitesse permettait effectivement de tirer un adulte (70 kg) sur un skurf (une sorte de petit surf), la puissance de l’engin était néanmoins insuffisante pour espérer enchainer des virages sur la carre dignes de ce nom.

Je n’ai pas eu l’occasion depuis de retenter l’expérience avec un équipage rôdé, capable de tenir plus de toile dans ces conditions, ou sur un engin possédant plus de flottabilité (un surf par exemple). Cette dernière option me parait la plus adaptée et la plus raisonnable…

Réservé aux enfants

Une autre option a alors consisté à réduire le poids du skieur. C’est ce qui fut fait quelques semaines plus tard lorsque, profitant de la pétole qui sévissait certains matins en Corse, nous avons commencé à tracter nos filles sur une simple planche en mousse (bodyboard).

Agées à l’époque de 5 et 7 ans, mes 2 crevettes qui pesaient une vingtaine de kilos pouvaient partir au planning sous le seul effet du moteur hors-bord de 5 CV et cela, malgré le chargement en configuration « rando familiale » de notre Astus 20.1.

Du coup, en voilà 2 qui étaient ravies chaque fois que le vent n’était pas au rendez-vous.

Les premiers essais leur ont permis de rapidement prendre confiance.
5 à 10 mètres derrière le bateau, le départ est allongé à plat ventre sur le bodyboard, en tenant le palonnier les bras tendus ou repliés, les coudes posés sur la planche.

Bodyboard en mousse

Gare à la position longitudinale sur la planche en mousse. Trop avancé, l’étrave enfourne et c’est le bouillon assuré. Trop en arrière, la planche est trop cabrée, peine à glisser et devient difficile à contrôler.


Cependant, la montée en vitesse pouvant être très progressive, il est facile pour le pilote de couper les gaz dès qu’il voit que la situation s’engage mal.

Conseils :

  • choisir un endroit abrité des vagues et du trafic d’autres bateaux.
  • Equiper l’enfant d’une combinaison néoprène pour qu’il n’ait pas froid, et d’un gilet voyant pour le signaler aux autres bateaux au cas où il trainerait un moment dans l’eau avant d’être récupéré.
  • NE PAS ATTACHER LE SKIEUR AU BATEAU ! En cas de chute, il ne doit pas être trainé dans l’eau (sauf s’il décide lui-même de ne pas lâcher le palonnier) sous peine de grosse tasse.

Repêchage

Lorsque le skieur tombe à l’eau, pour le récupérer, il est plus facile de refaire un tour en passant à proximité de telle sorte qu’il puisse saisir de nouveau la corde du palonnier qu’on laisse traîner derrière le bateau. Une fois qu’il a saisi la corde, il ne reste plus qu’à tirer sur celle-ci pour le ramener à bord en toute sécurité par l’arrière (moteur débrayé !), sans risquer de le blesser avec la coque ou le moteur.

Passons aux choses sérieuses

Bien qu’elle soit accessible aux débutants et aux plus petits, la position allongée sur la planche n’est pas des plus confortables. Dès que l’on augmente la vitesse à quelques nœuds, ça tape et ça mouille.
Alors plutôt que de sortir le masque et le tuba, je vous invite à passer à la deuxième étape qui consiste à se mettre à genoux sur la planche.

Pour cela, attendre que le bateau ait atteint une vitesse suffisante (5 nœuds) pour que la planche commence à déjauger. Progressivement, l’enfant ramène les genoux en prenant garde de ne pas trop accrocher l’eau sur les côtés.

Pendant ce temps, les bras se replient également afin de prendre appui sur les coudes. Lorsque le skieur se retrouve parfaitement prosterné vers le bateau tracteur, il ne lui reste plus qu’à se redresser pour se retrouver en position agenouillée.

Là, ça devient bien plus confortable. Les chocs dans les vagues peuvent être amortis et le visage est au dessus des embruns. Avec un peu plus de vitesse et des vagues de face, le skieur pourra même s’offrir quelques décollages involontaires !

Debout là dedans !

L’étape suivante consiste à se mettre debout sur la planche. Pour cela, on pose une main (la droite par exemple) sur la planche pendant que l’on remonte le genoux du même côté jusqu’à poser le pied à plat sur la planche.

Il faut maintenant inverser les mains (la droite sur le palonnier et la gauche sur la planche) afin de pouvoir faire de même avec l’autre pied et pouvoir se redresser debout. Chacun de ces mouvements en 2 temps doivent être réalisé assez rapidement pour limiter la durée où l’enfant est en équilibre précaire (voir la vidéo « intégrale », à la fin de l’article).

Mon conseil : plus la planche en mousse est grande et rigide, mieux c’est.

Il est préférable de se tenir légèrement de biais par rapport à la marche du bateau (comme un surfeur sur sa planche). L’équilibre longitudinal sera plus facile à trouver et l’enfant pourra s’amuser à surfer la vague du sillage du bateau.

Démonstration en vidéo

Autre planche

Essais deux ans plus tard sur une planche de kitesurf. Moins volumineuse et moins large que la planche en mousse, ce type de planche demande une vitesse supérieure pour pouvoir planer convenablement. Le petit moteur de 5 CV est à la peine et ne permet pas aux enfants de profiter d’une stabilité suffisante.

Même ma championne ultra légère n’a pas réussi à dépasser le stade « à genoux »

Bouée gonflable

On a aussi eu l’occasion de tester, au moteur, la bouée de traction.
Ceux qui ont déjà ramé sur une annexe gonflable à fond souple savent déjà que ce type d’engin colle littéralement à l’eau. Moralité, le moteur n’est pas assez puissant pour faire déjauger et planer l’engin.

Pas de sensation de glisse, l’exercice se résume à se faire trimbaler passivement en rebondissant sur les vagues rencontrées. Par contre, le départ et la suite sont techniquement extrêmement faciles puisqu’il suffit de s’assoir et de se tenir aux poignées.

Un bémol cependant concernant la sécurité. Ces bouées sont prévues pour des adultes. Après quelques vagues percutées, un enfant de petite taille, assis en travers, fini par se retrouver plié en deux avec les jambes en l’air. Il se retrouve alors coincé dans le trou de la bouée.
Si jamais cette dernière venait à se retourner (en croisant le sillage abrupte d’un autre bateau par exemple), l’enfant se retrouvait coincé la tête sous l’eau ! Pas cool…

Enfin, concernant la logistique, prévoir obligatoirement un gonfleur de bonne taille car le volume d’air à insuffler est conséquent.

Trop grosses…

Nous voilà, 4 ans après les toutes premières séances, de nouveau en Corse. Mes deux gambas sont devenues de jolies écrevisses et une 3ème crevette est venue compléter l’équipage… Bref, tout cela commence à peser et le hors-bord commence à avoir de la peine à bien déjauger mes skieuses, tout en poussant notre barda de rando de plus en plus conséquent chaque année.

Pas question de tomber dans l’escalade au moteur plus gros, et pas eu le temps de trouver un petit surf en mousse pour adapter la flottabilité de la planche à la trentaine de kilos à tracter. Si l’on veut ajouter un peu de piment à nos séances de ski nautique, je ne vois plus qu’une solution : passer à la vitesse supérieure… Grâce aux voiles.

Par force 2 et demi, légèrement inquiète, Julie se lance la première. Une fois en position allongée sur la planche, le gennaker est déroulé et c’est parti au bon plein apparent.
La vitesse monte progressivement pour atteindre les 5 nœuds et ça tape pas mal sur cette route face aux vagues.

Un empannage plus tard et avec les vagues par derrière, on peut ressortir la bonne vieille technique et voilà Léa à genoux dans des surfs à 6 nœuds. La plus petite, qui ne sait pas encore nager, trépigne de ne pas avoir le droit d’essayer elle aussi.

En fin de séance, Nous ferons une entrée remarquée dans la calanque de Conca que nous traverserons voile en ciseau sous gennaker, tout en continuant de tracter Léa derrière. La vitesse tombée à moins de 4 nœuds est vraiment limite pour qu’elle conserve son équilibre mais nous parvenons malgré tout à nous faufiler entre les bateaux au mouillage pour amener notre skieuse jusqu’à la plage.

Ski nautique à sec

Lors du rassemblement Astusboats en Bretagne l’année précédente dans le Golfe du Morbihan, le moteur s’était mis à caler au beau milieu d’une petite séance de ski nautique.
L’instant d’une seconde, Léa, debout sur la planche en mousse, s’est vu condamnée à un bain forcé (c’est pas la même température qu’en Corse…) jusqu’à ce que son papa attentionné bondisse sur la corde du palonnier pour la ramener saine et sauve à bord, avant qu’elle ne s’enfonce complètement dans l’eau (voir la vidéo « intégrale », à la fin de l’article).

Cette manœuvre improvisée me donne une idée… Lorsque le moteur est coupé, rien n’interdit de venir skier jusqu’à la jupe du bateau.
Nous mettons cet adage en pratique lors des séances suivantes à la voile.

Dorénavant, départ et arrivée se feront directement du bord, le nez de la planche en mousse posé et bloqué à la main sur la jupe.

Voici la procédure adoptée :

Le bateau est lancé sous voile au travers, écoute de GV bloquée au taquet et idem pour l’écoute de foc ou de gennaker (sauf si grosses rafales. Dans ce cas, il faut confier l’écoute du gennaker à un équipier prêt à choquer).

Le skieur, qui a fixé préalablement à son poignet le leash qui le relie à la planche en mousse, me rejoint à l’arrière du bateau.

Pour pouvoir disposer de mes deux mains, je passe une jambe de l’autre côté de la barre pour maintenir le cap. Tout en restant devant la poutre arrière, je place l’avant de la planche en mousse sur la jupe avec les ¾ arrière de la planche dans l’eau.

Le skieur s’installe à genoux sur la planche en faisant attention à son positionnement longitudinal, puis attrape le palonnier que je lui tends d’une main, tout en maintenant la planche de l’autre.

J’attrape ensuite la corde du palonnier juste après ce dernier afin que le skieur puisse tirer dessus. Je peux alors lâcher la planche en mousse pour retenir le skieur uniquement par le palonnier.

Un petit coup d’œil devant pour s’assurer que le plan d’eau est dégagé (pendant toute cette mise en place, je suis resté tourné vers l’arrière sans trop pouvoir prendre le temps de regarder devant). Mieux vaut être plusieurs à bord (au moins un autre enfant) pour surveiller les alentours.

Je pousse la planche de la main pour larguer le skieur sur l’eau.

Si tout est bon et le skieur « ready », il n’y a plus qu’à laisser filer doucement la corde du palonnier (pas trop vite sinon le skieur perd trop de vitesse et a du mal à garder l’équilibre).

Je peux ensuite m’occuper de mon cap et du réglage des voiles pour optimiser la vitesse.
A partir de 6 nœuds, on commence à avoir une bonne glisse.
A 8 nœuds, c’est cool et à 10 nœuds, c’est le top !

Come back

Pour le retour à bord lorsque le skieur est fatigué (ou, comme sur la vidéo, quand le palonnier bricolé avec un bout de bois trouvé sur la plage lui casse entre les doigts…), il suffit de tirer sur la corde jusqu’à ramener l’avant de la planche sur la jupe et la maintenir à la main pendant qu’il embarque.

S’il chute dans l’eau et que le bateau ne va pas trop vite, il peut continuer de s’agripper au palonnier (fermer la bouche sinon c’est la tasse assurée), le temps de ralentir le bateau en larguant les écoutes et en lofant. On le ramène alors à bord pour refaire un départ.

Sil ne parvient pas à s’agripper, ou que l’équipage met trop de temps à ralentir le bateau et qu’il préfère lâcher prise, on opère alors un tour autour de lui pour qu’il attrape de nouveau la corde du palonnier et qu’on puisse alors le tirer à bord. Mieux vaut procéder ainsi plutôt que de vouloir attraper directement le skieur et risquer de lui mettre un coup avec la coque.

A donf !

Plus on va vite, plus la planche est au planning, moins le skieur freine le bateau … Et plus on va vite !

La vidéo suivante a été tournée par un bon force 3 sur mer (plutôt) plate. Sous foc et GV, lorsqu’il n’y avait plus de vague pour freiner, on filait à 10 nœuds avec un skieur derrière (Léa, 12 ans), à comparer aux 11 nœuds sans le skieur. Donc pas trop de freinage à déplorer une fois la planche bien au planning.
C’est même déstabilisant pour le skieur qui, d’un seul coup, ne ressent presque plus de tension dans les bras, comparé à ce qu’il doit retenir lorsque le bateau va moins vite et que la planche en mousse s’enfonce en partie dans l’eau.

Dommage qu’il n’y avait plus de batterie pour filmer la suite lorsque Léa est passée en position debout…

Suite des tests

Ce week-end, profitant d’une sortie de mon club de voile aux îles de Lérins en face de Cannes, nous avons embarqué toutes sortes d’engins (et de gamins), plus ou moins flottants, afin de déterminer le plus adapté à cette pratique :

  • ski nautiques courts (patinettes)
  • wakeboard de kitesurf
  • skurf
  • bodyboard
  • surf mini Malibu

Les conditions météo n’ont malheureusement pas permis de tester correctement ces solutions (manque un peu de vent le samedi… Et un peu trop le dimanche) mais quelques tendances se dessinent.

La largeur du surf, incompatible avec la place disponible sur la jupe de l’Astus 20.1 , impose un départ du skieur sur l’eau. Allongé, le départ est facile mais pas aisé ensuite de se mettre debout, surtout si le surf est de petite taille. On reprend donc la technique utilisée sur la planche en mousse. Et si la portance et la stabilité du surf à l’arrêt sont suffisantes, le départ arrêté se fera directement à genoux.

surfs « mini malibu »

Pour les skis nautiques, pas de place non plus pour partir debout de la jupe. Le départ dans l’eau me semble réserver aux skieurs aguerris… et pas sûr que le bateau soit capable de sortir le skieur immergé qui le freine.
Une solution consisterait à virer le moteur pour que le skieur parte avec un pied de chaque côté du safran… Tout en faisant gaffe de ne pas se planter la figure dessus.
Une autre solution consisterait à partir de la jupe en monoski (« de figure » pour une portance accrue).

La planche de kitesurf est plus adaptée que le wakeboard car le skieur n’a pas à enfiler les pieds dans des chaussons. Il les glisse dans de simples footstraps ce qui est plus commode à enfiler sur la jupe (faut pas oublier que le bateau avance pour ne pas fatiguer les voiles en les laissant fasseyer).

Planche de kitesurf

Il a fallu choisir la plus étroite des planches de kite pour qu’elle se loge sur la jupe, suffisamment avancée afin que Léa s’installe dessus sans être encore dans l’eau.

Planche de wakeboard, à côté d’un skurf

Le skurf, étroit également, devrait pouvoir s’accommoder du départ sur jupe mais il est réglé une fois pour toute avec toujours le même pied devant (le droit ou le gauche) ce qui ne conviendra pas à tout le monde (selon que l’on soit goofy ou regular comme disent les surfeurs).

Enfin, on m’avait proposé un wakeskate (wakeboard sans aucune fixation pour les pieds, comme sur un skateboard) qui, si sa largeur est compatible avec la jupe, devrait être idéal pour s’affranchir de devoir glisser les pieds dans les footstraps (qui sont un peu trop écartés, de surcroît, pour les petites gambettes des enfants)

Avant goût…

Trop de vent pour le ski nautique à la voile… c’est un comble quand on sait qu’il faut de la vitesse et de la puissance !
Ce ne sont pas les rafales à force 5 qui balaient la baie de Cannes qui posent véritablement problème. Au contraire, on peut ranger le gennaker et tracter avec foc et GV, ce qui facilite les manœuvres lorsqu’il faut repêcher le skieur tombé à l’eau.

Le mètre de creux n’est pas non plus problématique. Légèrement de biais sur l’un des bords, il offre des possibilités de départ au surf intéressantes.

Le souci, ce sont plutôt les manœuvres de récupération du skieur.
Avec un tel vent et cette mer, le virement de bord vent debout n’est pas gagné. Si les manœuvres de barre et d’écoutes de foc et de GV sont mal coordonnées, le vent stoppe le bateau avant qu’il n’ait viré et il faut relancer le bateau et recommencer de nouveau.
Pendant ce temps, le gamin attend, plus ou moins patiemment, dans l’eau.

Pas de problème me direz vous. L’eau est encore chaude à cette époque en méditerranée…
C’est aussi ce que se disent les dizaines de kitesurfers et funboarders qui sillonnent sans relâche le secteur, agrémenté par le passage des yachts et des navettes à moteur qui relient les îles à Cannes.

Ce n’est décidément pas le bon endroit, ni le bon moment, pour laisser traîner une tête blonde toute seule dans l’eau.

Après avoir tourné tout l’après midi jusqu’à plus de 12 nœuds avec 6 personnes à bord (et un ris dans la GV), on fera quand même une petite tentative sur le dernier bord, histoire de voir.

C’est Léa, habituée des « premières », qui s’y colle. Elle s’installe sur la planche de kitesurf et agrippe le palonnier. Le bateau file entre 8 et 10 nœuds. J’aide la planche à reculer dans l’eau qui défile.
La portance à l’air bonne.
Je largue les derniers centimètres. Un peu trop rapidement peut être. Léa n’a pas encore eu le temps de bien sentir l’équilibre sur cet engin. Un faute de carre et la voilà dans l’eau.

Je relève les yeux et aperçois un yacht à moteur de plus de 20 mètres qui se dirige droit sur elle. Faut pas traîner à la manœuvre pour la récupérer vite fait et déguerpir !

Fin de la séance, on en restera là pour l’instant.

La suite

Tout d’abord, une séance de wakeboard pour les enfants s’impose. Démarrer d’entrée de jeu sous voile, avec une mer formée, sans avoir jamais fait de vrai ski nautique ni de wakeboard,…. c’est quand même un peu ardu.
On va donc profiter du tout nouveau ski nautique sur câble qui vient d’ouvrir dans la région pour les habituer à ces nouvelles sensations de glisse.

Ensuite, je pense creuser la piste du monoski de figure. Tout d’abord parce que j’en ai un vieux dispo à la maison, et ensuite, parce que l’absence d’aileron sous l’étrave (contrairement à la planche de kite) facilite le départ de la jupe.

Enfin, j’envisage de faire essayer aux enfants une autre procédure de départ : celle que j’avais adopté lors de mon essai en skurf derrière le Magnum 21.

Elle consiste à partir du trampoline au vent, après avoir enfilé l’engin à ses pieds.

La difficulté consiste à descendre sur l’eau tout en effectuant un ¼ de tour pour orienter l’engin dans le bon sens.

Mais une fois posé sur l’eau, on peut facilement s’alléger si besoin, en s’appuyant sur la poutre arrière, et attendre le bon moment pour se laisser tracter, lorsque le bateau est lancé à pleine vitesse.

L’avantage est que l’on dispose de toute la place sur le trampoline pour se préparer, au lieu d’être confiné sur la jupe. On n’est pas contraint non plus par la largeur de l’engin chaussé : Wakeboard large et bi-skis bienvenus lorsque la vitesse du voilier est moins rapide.

Histoire à suivre donc…

De Jean-Marc Schwartz, septembre 2008

La vidéo intégrale

Epilogue

Les années passent… et mes pilotes d’essai ont continuer de prendre des centimètres un peu partout.
Elles ont pris gout à la glisse… mais c’est dorénavant plusieurs dizaines de chevaux qui sont nécessaires pour qu’elles continuent de s’amuser à glisser sur l’eau 🙂

 

 

Cet article a 0 commentaires

  1. Excellent Ca doit être génial pour faire patienter les enfants pendant les nav un peu longue.
    Pourquoi pas des footstrap vissé comme sur un kite sur ta planche de body board et départ comme tu le suggères debout à partir du trampoline au vent ?
    Au fait quand on fait du ski, on ne met pas un gilet de sauvetage ?

    1. Réponses ski nautiqueSur le bodyboard, les enfant ne rencontrent pas de problème de pieds qui glissent donc l »ajout de footstrap n »apporterait pas grand chose… (ils n »en sont pas encore à « envoyer des sauts »).

      Je ne connais pas la réglementation en ski nautique concernant le port du gilet mais ici, en tournant à une dizaine de noeuds maxi, il n »y a pas de risque que le skieur s »assomme en tombant dans l »eau.
      Donc, si l »enfant est bon nageur, le port d »une combinaison qui les fait flotter me parait suffisant.

      Lorsqu »ils tombent dans l »eau, le principal danger reste qu »un bateau à moteur passe sans voir la tête immerger dans l »eau. Donc, s »il y a des bateaux à moteur dans les parages, le port d »un gilet de couleur voyante me parait souhaitable.

    2. Départ sautéJ »ai lu un peu trop vite le message sans avoir compris que l »utilisation de footstraps était suggérée pour permettre le départ du trampoline.
      Effectivement, c »est une idée qui pourrait etre creusée…

      1. Oui je pensais à une utilisation du body board comme un wake board. sauf que le body board a plus de portance. Vu le talent de tes filles, elles doivent réussir à partir du trampoline, le bateau lancé, déja debout, les pieds dans les straps. Non ?

        1. A tester l »été prochainJ »ai un vieux bodyboard qui traine dans un coin et des stocks de foostraps datant d »une vie antérieure de funboarder…
          Y »a plus qu »à attendre que la mer chaude revienne

          1. Bouée de tractionOn a eu l »occasion de tester… bilan pas convaincant.
            Je rajouté un chapitre dans l »article pour donner plus de détails.

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