Astus 20.2 : Mâtage et mise à l’eau

Astus 20.2 : Mâtage et mise à l’eau

Voici la procédure de mâtage et de mise à l’eau d’un Astus 20.2 (qui diffère de celle de l’Astus 20.1 sur plusieurs points).

On commence par détacher le mât.

Défaire le bout de fixation sur le support de mât à l’avant :

Défaire le bout attachant le mat à l’arrière :

On peut ensuite grimper sur le bateau pour la suite des opérations, en commençant par la fixation des 4 haubans et bas haubans sur le mât (pour éviter qu’ils ne trainent sur la route pendant le transport). C’est l’écoute de foc, restée à poste, qui sert de lien…


Après avoir retiré la cale en bois qui servait à rehausser la mât (pour éviter que les barres de flèche n’appuient sur le rouf), on décroche le cuningham qui a servi à attacher le milieu du mât.


On sort le foc de la cabine, encore enroulé autour de l’étai, et on le fixe sur le mât.


Faire attention que le foc ne passe pas entre le mât, la barre de flèche et le hauban…

On peut alors reculer le mât jusqu’à ce que l’on puisse positionner les pattes du pied de mat autour de leur axe de basculement :

Attention, à ce stade, il suffit de donner un petit coup vers l’arrière sur le mât pour que les pattes se décrochent, que le mât bascule et viennent percuter le sol !
On s’occupe donc de le sécuriser en installant les bouts qui serviront au maintien latéral du mât pendant le mâtage.

Une fois ces bouts tendus, on ne craint plus de voir le pied de mat sortir de son emplacement.

Le palan de la grand-voile est ensuite installé. On l’accroche d’un côté à la drisse du gennaker, et de l’autre, à un bout repris entre les taquets d’amarrage situés à l’étrave.

On peut fixer sommairement le foc le long du pied de mât, afind’éviter qu’il ne parte sur le côté, et aille se coincer quelque part lors du mâtage.

Avant le mâtage, positionner les bas haubans sur le dessus du rouf (sinon, ils se coinceront dans les taquets sur le côté du rouf lors du mâtage).

Positionner les haubans à l’intérieur du rouf (sinon, ils se coinceront sous les flotteurs lors du matage).

La personne qui soulève le mât au départ se place le plus à l’arrière possible du cockpit pour avoir le moins d’effort à fournir :

  • soit debout sur le plancher du cockpit (position plus stable mais il faudra enjamber les poutres arrières)
  • soit debout sur les bancs du cockpit

Une fois que le mât est incliné de 15 ou 20 degrés, il suffit à une deuxième personne de tirer sur le palan pour terminer de le hisser, sans effort.
Étant maintenu latéralement par les bouts installés préalablement sur le rouf, on peut se permettre de monter doucement le mât et de s’arrêter en cours de route si un hauban venait à se coincer quelque part (dans ce cas, le mât « part » du côté où le hauban coince, ce qui permet de s’en rendre compte).

Une fois le mât vertical, bloquer l’écoute de GV à un taquet d’amarrage pour sécuriser la tenue du mât, le temps d’aller chercher le foc qui pend le long du mât.

Fixer l’étai du foc en transfilant le bout en spectra dans les écroux « oeils » à l’étrave.

Il ne reste plus qu’à récupérer l’écoute pour l’installer dans le cockpit avec la bome

Installer ensuite les écoutes du foc :

Installer le bout de l’emmagasineur de foc, en respectant le chemin prévu (poulie puis pontet le long du rouf) :

C’est ensuite au tour du gennaker d’être mis en place avec ses écoutes.

Avant de redescendre du bateau, on attrape le safran dans la cabine et on l’installe à son poste.


Le bateau est maintenant prêt à passer à l’eau. Ne pas oublier de retirer la plaque d’immatriculation avec les feux ainsi que les supports coulissants.


Penser à fixer la prise de la plaque le plus haut possible pour qu’elle n’aille pas tremper dans l’eau lorsque la remorque sera « cassée » :

La remorque est ensuite reculée jusqu’à avoir le bas des pneus dans l’eau. On retire la goupille permettant de casser la remorque et on laisse reculer doucement le bateau.

Les étraves verticales, c’est à la mode… mais attention lors du passage de l’étrave sur les derniers rouleaux centraux. Il faudra ralentir la chute de l’étrave une fois le rouleau franchi en maintenant de la tension dans la sangle.

Pour la remontée sur la remorque, on se retrouve avec le problème inverse, l’étrave venant en butée sur les rouleaux centraux.

Pour éviter cela, on peut remettre la remorque à plat dès que l’étrave a été grimpée sur le premier rouleau central. Pour cela, se mettre à deux sur la flèche de la remorque et remettre la goupille.

De Jean-marc, janvier 2011

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