VirusPlus : Montage de la version trimaran, ou prao

VirusPlus : Montage de la version trimaran, ou prao

Le VirusPlus, trimaran ou prao, est entièrement démontable ce qui lui autorise un stockage particulièrement compact sur remorque.

Revers de la médaille, il faut le remonter pièce par pièce avant de pouvoir naviguer. Voici l’ensemble de l’opération détaillée à l’aide des photos de Guy (merci également à Ribor pour son aimable intervention).

Mise à terre

On commence par retirer les flotteurs qui sont fixés à l’envers sur les poutres centrales pour le transport. Il suffit de dévisser les brides métalliques qui serviront ultérieurement à les fixer aux extrémités des poutres.

Démontage des feux arrière de la remorque.

On casse la remorque de route, afin de pouvoir descendre la petite remorque de mise à l’eau.

Il n’y a plus qu’à pousser jusqu’à la plage. La légèreté de l’ensemble (environ 200 kg) et les pneus basse pression permettent de rouler sur le sable ou les galets. On s’affranchit ainsi de la contrainte de devoir trouver une mise à l’eau.

2 grosses roues tournant autours d’un axe sur lequel est posé le bateau peuvent remplacer la remorque de mise à l’eau.
Notez au passage que la forme curieuse des flotteurs à fond plat permet de les poser par terre sans qu’ils basculent sur le côté.

Préparation du gréement

On enfile le mât court à travers son emplanture.

Fixation de l’étai à l’avant :

Fixation de la bôme :

Le foc est endraillé sur l’étai :

On hisse le foc :

La drisse est ensuite fixée au pied du mât :

On enfile la livarde dans son fourreau en tête de grand voile.

Amarrage de la « drisse » sur la livarde :

Fixation de la livarde en hauteur sur le mât :

On peut hisser la livarde et admirer le travail.

Tiens … Y’aurait pas un truc qui cloche ?
Damned ! J’ai oublié les lattes.

Enfilage des longues lattes forcées.

On en profite pour attacher la sangle en velcro qui maintient le point d’écoute de la GV sur la bôme :

Re-hissage de la voile, avec ses lattes cette fois ci.

C’est mieux 🙂

La coque centrale s’inspire des formes traditionnelles des Doris. Cela explique la présence de ce curieux gréement, sorte de houari très apiqué, plutôt inhabituel sur un multicoque européen.
Il présente l’avantage de limiter grandement la hauteur du mât pour le transport. En contrepartie, cela ne facilite pas le hissage et l’affalage de la grand-voile, et les prises de ris sont singulièrement compliquées du fait du déplacement de la livarde.

Terminons le montage par la fixation du point d’amure sur la bôme à l’aide d’un mousqueton, et la mise en place de l’écoute et du halebas :

Montage des flotteurs

On commence par retirer les anneaux brisés retenant les clavettes aux extrémités des poutres centrales.

Mise en place des poutres latérales sur les poutres centrales, via leur manchon légèrement coudé :

Remise en place des clavettes.

Enfilage des trampolines sur les poutres. Gousset à l’avant et boucle en sangle à l’arrière.

Les brides métalliques servant à fixer les flotteurs sont mises en place puis serrées à la main à l’aide d’un gros écrou à œil.

On fixe une extrémité du flotteur puis l’autre. L’opération est facilitée par leur taille et leur poids réduit.

Il ne reste plus qu’à enfiler le tube à l’arrière des trampolines puis à tendre le tout.

Ne pas oublier de fixer le safran puis de glisser la dérive dans son emplacement à l’extérieur tribord de la coque et voilà l’engin prêt à appareiller.

En route pour de nouvelles aventures aquatiques…

Cet article a 0 commentaires

  1. montage du Virus PlusC »est vrai qu »á vous voir monter un Virus – à 2 qui plus est – ça á l »air hyper compliqué et long…..alors que dans la réalité le montage/démontage se fait três bien á 1 personne et en moins d »une demie heure avec un peu d »organisation.
    Par exemple on vous voit sur la photo mettre les lattes sur la voile alors qu »il est très facile de rouler la voile sur la bome sans enlever les lattes.
    Il est aussi très commode de démater sans défaire l »étai de foc.
    Monter le mat seul est également hyper facile en utilisant comme haubans provisoires les drisses de foc et de grand voile chacune frappée sur un oeillet de fixation des bras de coques qui sont juste dans l »axe du mat.
    Etc…etc.
    Je mettrai des photos dès que je pourrai.

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