Couchages sur un trimaran de rando (partie 3)

Couchages sur un trimaran de rando (partie 3)

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Suite de l’article : Couchages additionnels sur un trimaran de rando (partie 2)

Sans sommier… c’est gonflé !

Dans la suite des tests en tous genres pour squatter le cockpit la nuit, voici une astuce …  gonflée.

Pour obturer l’espace entre les bancs du cockpit afin d’y poser un matelas, Cyril, constructeur du Multi 23, m’a soufflé l’idée saugrenue d’utiliser … le matelas lui-même. Difficile d’imaginer plus simple !

Le truc consiste à utiliser un lit d’appoint gonflable à 2 places en lieu et place des matelas pneumatiques destinés au camping.

Ces lits gonflables présentent plusieurs caractéristiques intéressantes :

  • largement diffusés, ils sont économiques à l’achat (moins de 30 euros)
  • ils disposent, pour certains, d’une valve large permettant un gonflage et un dégonflage accéléré.
  • en PVC relativement fin, ils sont légers et peu encombrants à stocker, comparés aux modèles de camping classiques.
  • épais d’une vingtaine de centimètres, ils sont particulièrement confortables.
  • on peut les utiliser également à la maison comme couchage d’appoint vu qu’ils sont faits pour cela.

Tests sommaires

La caractéristique essentielle qui nous intéresse est l’épaisseur importante du matelas qui lui confère une rigidité auto-portante.

Si l’écartement entre les bancs du cockpit n’est pas trop important, cette rigidité peut s’avérer suffisante pour supporter le matelas et ses occupants… sans recourir à un sommier ou autre système de plancher entre les bancs.

Voyons ce que cela donne dans le cockpit de mon Astus 20.1, dont les bancs sont espacés de 65 à 67 cm.

Le volume important du matelas (190 cm de long par 140 cm de large et 20 cm de hauteur) implique un temps de gonflage conséquent : 5 minutes montre en main avec un gonfleur correct de 3 ou 4 litres muni de l’embout large adéquat.

Positionné au bout du cockpit, calé contre la poutre arrière, il reste un peu de place à l’avant du cockpit pour marcher et y poser des affaires (comme ses chaussures par exemple).

Utilisé seul, c’est parfait. Le matelas fléchit à peine sous mes 70 kg installés au centre.

A deux, c’est moins satisfaisant. Nos poids conjugués accentuent le creusement du matelas au centre. C’est encore suffisamment rigide pour ne pas risquer de tomber dans le trou mais ce creux fait glisser les dormeurs au centre, l’un contre l’autre. Les nuits promettent d’être chaudes …

Si l’on souhaite éviter ce phénomène, il suffit d’ajouter 2 ou 3 planchettes transversales. C’est quand même moins lourd et moins encombrant que le sommier à lattes déroulant.

Le dégonflage / repliage est rapide grâce à la valve de gros diamètre. Une minute trente seulement.

La solution annexe

La solution présentée ci-dessus revêt malgré tout quelques inconvénients :

  • gare au perçage de la membrane PVC sous peine de ne plus avoir de couchage (heureusement, il reste toujours les trampolines).
  • La corvée de gonflage quotidienne.

Titillé par l’obsession des équipements à usages multiples synonyme de gain de place, pourquoi ne pas imaginer de profiter de ce matelas à forte flottabilité pour disposer d’une annexe ?
Bien sur, pas tel quel. Le PVC ne résisterait pas longtemps à l’abrasion et le revêtement velouté ne manquerait pas de retenir l’humidité.

Par contre, on peut imaginer l’inverse. Un engin flottant utilisé comme matelas…
J’en ai dégoté un à tout faire. Radeau, kayak, planche à voile, dériveur, bouée de traction… alors pourquoi pas matelas ? Surtout qu’il rentre pile poil entre les poutres : 2m13 de long par 1m50 de large.

En navigation, conservé attaché sur un trampoline.
A l’escale, engin de loisir.
La nuit, matelas et sommier à la fois.

Encore un concept à tester sur le terrain…

Recouvert d’une toile épaisse le protégeant de l’abrasion, cet engin sera sûrement passablement humide et salé à l’heure du couchage. Mieux vaut, dans ce cas, installer, par-dessus, la chambre de la tente dont le fond est imperméable. Si l’on ne se blottit pas dans un sac de couchage, il est alors conseillé d’ajouter une petite épaisseur en mousse car dormir directement sur le fond plastifié de la tente n’est guère agréable.

De Jean-marc Schwartz, décembre 2007

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Cet article a 0 commentaires

  1. Le combiné couchage-annexe ! ah ouais, il fallait oser ! Et qui d »autre que Jean-Marc pour une si brillante idée! A propos, JM, il m »a semblé comprendre que tu étais assez proche du constructeur d »une de nos embarcations favorites : Ne serait-ce pas un plus pour lui que d »offrir (en option) à ses clients un tel combiné? Alors y a plus qu »à !
    OK, difficile de vendre une annexe avec un engin qui s »échoue si facilement mais pourquoi pas, moi-même je laisse mon tri au mouillage et utilise une annexe.
    A+

  2. Ma conclusion :
    Un trimaran, c »est plus rapide qu »un monocoque.

    Un trimaran, c »est plus léger qu »un monocoque.

    Mais on dort mieux dans un monocoque

  3. Côté confort de cabine, y a pas photo, Roger. Le monocoque est loin devant ! De là a y dormir mieux, faut voir…

    Lors d »une rando cet été, des copains mouillés à côté de nous avec leur monocoque (un Globe 530 avec une couchette double sympathique) ont mal dormi à cause du roulis tandis que nous ronflions parfaitement calé sur nos flotteurs.

    L »été dernier, un équipage sur un superbe monocoque de 14m nous confiait avoir passé une nuit de coup de vent à surveiller si leur ancre ne chassait pas tandis que nous étions amarré à un arbre, beaché sur la plage à l »abri des bourrasques…

    Ceci dit, les nuit où l »orage tonne à grosses gouttes, qu »est-ce que j »aimerais être dans la cabine de ton Kerkena au lieu d »être sous ma tente !

    1. Pour eviter le gonflage et conserver un matelas plus fin une solution consisterait a fabriquer un une doublante du fond du cockpit avec parois verticales plus ou moins ajouree pour acces aux equipets Il suffirait de l in verser a la nuit pour avoir un fond plat a hauteur des bancs

  4. C est clair que comparer un multicoque qui n est pas destine au couchage avec un monocoque avec cabine avantage le mono,mais apres plus de 600 nuits en multis je dors mieux qu a la maison…..

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