Astus 20.1 : Test de la tente « 2 Seconds Air »

Astus 20.1 : Test de la tente « 2 Seconds Air »

Depuis sa sortie l’été dernier, j’observais d’un oeil curieux la tente « 2 Seconds » de Decathlon.
Une tente qui se monte toute seule en deux secondes est un rêve pour le randonneur qui monte sa guitoune tous les soirs pour la replier chaque matin ! En plus, elle est d’un prix tout à fait abordable (entre 50 euros à 40 euros selon la couleur).

Mais les dimensions extérieures de cette tente miraculeuse (275 cm de long par 165 cm de large) ne collaient pas avec celles de mon cockpit pourtant spacieux (222 cm de long entre les poutres par 142 cm de large).

Et puis voilà que décathlon propose un modèle baptisé « Air » (60 euros) avec de grandes aérations pour les nuit chaudes de l’été. Là, cela devient trop tentant, il faut essayer !

Me voilà avec ma tente « 2 seconds Air » sous le bras… enfin, façon de parler car ce disque de 80 cm est fichtrement grand !
A moins d’avoir un bras d’orang outang, on utilise plutôt la poignée, ou les bretelles, pour le transporter (en position sac à dos, vous vous transformez en tortue Ninja !).

Pour rentrer le sac dans le coffre d’une petite voiture (Clio), il faut oter la lunette arrière !

Viens le moment de libérer la tente de son sac.
En l’espace d’une seconde, comme par magie, la tente bondit toute seule devant nos yeux.

Sa structure souple permet de ramener sans problème sa largeur de 165 cm aux 140 cm du cockpit.
Quand à la longueur, en laissant les extrémités passer au dessus des poutres, cela rentre aussi. Super !

Même le système d’ouverture sur les cotés, pour augmenter l’aération, arrive à passer au dessus du dossier du cockpit. On remarque également une aération à l’arrière de la tente.

Je ne sais pas encore si la relative souplesse de l’ensemble permettra de dormir convenablement par grand vent, mais cette même souplesse est idéale pour s’adapter aux formes variées des cockpits.

Une fois attachées les deux extrémités (à la poutre avant et à l’aiguillot de safran à l’arrière), il ne reste plus qu’à fixer les quatre tendeurs latéraux aux quatre poutres, et l’ensemble ne pourra plus s’envoler, et devrait ne plus trop bouger.

Pour pouvoir installer le couchage dans le cockpit, il faut obturer l’espace entre les bancs. j’utilise pour cela un sommier à lattes sanglées, que je déroule, et je pose la tente dessus.

Mais on pourrait aussi vouloir utiliser le tente comme abri pour la pluie tout en continuant de profiter du cockpit et de ses bancs.
Et là, autre bonne surprise, on remarque que la double tente intérieure (la chambre) est fixée par de multiples petits crochets en plastique. C’est alors enfantin de la décrocher pour profiter du cockpit en position assise.

Au milieu de la chambre, il y a un lien élastique qui la relie à la tente extérieure et qui permet, de l’intérieur, d’ouvrir ou fermer l’aération extérieure latérale. Cet élastique est heureusement suffisamment long pour ne pas devoir le défaire lorsque l’on décroche les 3/4 de la chambre pour la repousser au fond de la tente (il y a également un velcro à décrocher).
Une fois la chambre repoussée au fond, l’ensemble du cockpit redevient utilisable pour manger ou jouer à l’abri de la pluie.


En avançant le taud de soleil jusqu’au mat, on met alors au sec le passage entre la tente et l’ouverture de la cabine, comme dans cet exemple :

Elle commence à me plaire cette tente !

Seul petit bémol, il y a une ouverture conséquente sur le bas du coté de la tente extérieure. Une fois la chambre retirée, et en cas de forte pluie, celui qui s’asseillera devant risque d’avoir les fesses mouillées. L’ajout d’un bout de toile supplémentaire serait bienvenu.

Pour le repliage, c’est tout simple et très rapide.
Reste plus qu’a ranger la tente dans la cabine… et là… mauvaise surprise ! Le disque de 80 cm est bien trop gros pour passer à travers la porte… je ne l’avais pas vu venir ce coup là.

Première tentative en forçant. Le disque très rigide appuie fortement contre les montants de la porte et la toile raclée ne résistera probablement pas longtemps.

Deuxième tentative en rentrant la tente non pliée dans la cabine et en la pliant à l’intérieur… Ne riez pas, ça marche.
Mais la tente ayant une aptitude naturelle à s’ouvrir toute seule, c’est un sacré exercice de contorsionniste pour la replier à l’intérieur !

Troisième tentative, je passe un cordage autour du sac et je m’en sers comme palan pour déformer le cercle en ovale (penser à ouvrir le sac pour que le cercle puisse se déformer).
La pression est importante et un nœud est obligatoire pour tenir la forme ovale, le temps de passer le tout par la porte. Adjugé, ce sera la méthode retenue.

Une fois à l’intérieur, le grand disque peut se ranger dans la pointe avant.

Fin du test à terre. Il n’y a plus qu’à essayer tout cela sur l’eau.

Par rapport à l’abri « T0+ » testé mercredi, la « 2 seconds Air » présente l’avantage du dépliage/ repliage rapide, et d’offrir le confort d’une vraie tente (moustiquaires, chambre séparée anti-condensation, aération). Elle est également parfaite pour offrir un bon abri sous la pluie. Pour l’harmonie du couple, c’est aussi plus sympa de dormir ensemble dans une grande tente plutôt que chacun exilé sur son trampoline…

Ses inconvénients sont la forme pas pratique pour le stockage, et l’encombrement du cockpit une fois installée.
Cette solution impose la mise en place d’un sommier et l’utilisation de matelas pneumatiques. Ce qui prend de la place (il faut aussi prévoir le gonfleur) et du temps à installer.

Sur ce dernier point, une idée trouvée par Emmanuel semble prometteuse : tendre un trampoline entre les poutres pour profiter de l’effet « hamac » (voir l’article d’Emmanuel : Essai de couchage de cockpit en toile).
C’est moins encombrant qu’un sommier à lattes (on peut garder le trampoline à l’extérieur, roulé contre la poutre) et, en ajoutant un simple matelas de plage en mousse, on devrait avoir un confort correct.

Jean-Marc Schwartz ( 31/03/2006)

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