Astus 20.1 : Création d’une baille à mouillage

Astus 20.1 : Création d’une baille à mouillage

Mon Astus de 2005 n’avait pas de baille et nous avons fait « sans » pendant plusieurs saisons, prenant l’habitude de stocker ancre et câblot dans les coffres du cockpit, et de mouiller, assis sur un trampoline, par devant la poutre, ce qui est plus pratique que de porter le tout sur la plage avant.

Inconvénient : il faut ensuite aller passer l’amarre dans le chaumard avant et tourner sur le taquet.
Avantage : on évite le poids sur l’avant en navigation.

Autre – petit – inconvénient : comme il est gênant d’avoir à demeure un bout d’aussière traversant le cockpit, il ne faut pas oublier d’assurer à chaque fois le bout du câblot sur la poutre. Et comme le pire est certain, voir ma petite-fille toute fière de jeter l’ancre et regarder dépitée tout partir à l’eau !
Heureusement qu’il n’y avait ni fond, ni vent.

Décision est prise de créer une baille. Mesures prises sur un autre Astus.
Pour faire à l’identique, il fallait déplacer le taquet de mouillage (et donc renforcer le pont) et renoncer à l’aérateur dorade que je voulais installer !

Comme il était certain que l’ancre serait une FOB light, j’ai donc fait une maquette en carton pour voir quelles étaient les dimensions minima de la découpe du pont et de la profondeur. A condition d’introduire l’ancre tête en premier, on arrive à une découpe assez petite en arrière du taquet d’origine et il reste ensuite la place pour mon aérateur.

L’accès aux différents boulons de fixation – étai, taquet, bout-dehors – reste possible par la baille, ceux de la ferrure de remorquage par la cabine.

Un premier trou à la perceuse, qui servira de passe-doigt, et découpe à la scie sauteuse. Voila un beau trou dans le pont… et un futur couvercle.
Les deux lèvres qui serviront d’appui à ce couvercle sont récupérées dans des chutes venant de l’installation de mon wc chimique sous la couchette.

Le fond et l’arrière de la baille sont découpés dans une plaque de mousse bleue (type isolant de plancher). Pour limiter l’impact dans la cabine, la pente est vers l’avant.
Avant de stratifier, un coup de fil à Phil, notre expert es-polyester, m’évite une grosse bourde : je confirme que cette mousse est dissoute par la résine et doit être du polystyrène !!!

Redécoupe dans du CP marine de 10 mm. Comme je voulais éviter tout point dur sur la coque, j’ai fait un retrait de 5 mm sur les cotés et j’ai collé à la bombe isolante de bâtiment (du polyuréthane celle-là).

Trois couches de tissu et 1 kg de résine plus tard, c’est fini.
Deux petits pontets inox sont aussi stratifiés. Un au fond de la baille, l’autre sur l’envers du capot.

L’essai d’étanchéité est concluant, un trou de repérage fait à la mini perceuse depuis le fond de la baille, puis agrandi depuis l’extérieur va permettre la vidange.

Pour finir, deux couches de peinture dans la baille et à l’intérieur, un sandow pour tenir le capot plaqué sur le pont et une petite garcette afin d’assurer cette fois-ci le câblot de mouillage.


Avec l’ancre :
Le capot fermé :

Vue de l’intérieur :

Jean-Claude L. , Astus 20.1 Tipota

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